Tout les matins je vous voyais, vous étiez là, et je vous regardais chanter. Sur ma fenêtre, sur votre arbre, nous nous rencontrions. Dès que l'or brillait, l'arbre se rapprochait. Vous siffliez, je sourriais, je te connaissais.
Tu n'étais pas là. Et de ma rose intérieur sortirent les épines. Dans un jardin, où les tournesols chassaient la nuit, où un arbre me fuillait, je patientais.
Derrière mes vollets, je senti tes ailes revenir en moi. Une demi-lune se leva sur mon visage. Le printemps était là.
Un oiseau venai. Tu l'attendais. Depuis toujours.



